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Les fondements de l'évolution doctrinale
Les nouvelles orientations doctrinale > LES NOUVELLES ORIENTATIONS DOCTRINALES L'action militaire repose sur des principes fondamentaux, au nombre de trois, appelés principes de la guerre, énoncés par le maréchal Foch. Il s'agit de la liberté d'action, de l'économie des moyens et de la concentration des efforts. Toujours d'actualité, ils se combinent maintenant sous deux types d'approches : l'approche directe, qui consiste à affronter les forces combattantes de l'adversaire pour les mettre hors de combat et l'approche indirecte qui, évitant l'affrontement direct, cherche à s'attaquer à la source même de leur puissance. Le niveau stratégique est celui auquel un Etat ou un groupe d'Etats fixe les objectifs de sécurité à l'échelon national ou multinational et les rôles des moyens engagés, militaires ou non militaires. L'action stratégique vise à neutraliser ou à détruire les centres vitaux de l'adversaire, éléments essentiels de la capacité adverse de combattre ou d'entretenir le conflit, ou un fondement de sa volonté. Le niveau opératif est celui auquel une opération est planifiée, conduite et soutenue sur un théâtre d'opération, en vue d'atteindre un objectif militaire fixé. C'est le niveau de coopération des actions interarmées sur ce théâtre sous la responsabilité de son commandant. L'action opérative vise à détruire, neutraliser ou réduire les centres de gravité de l'adversaire. Le niveau tactique terrestre est celui où sont préparées, conduites et exécutées les manuvres, en vue d'atteindre les objectifs définis par le commandant de théâtre. La responsabilité de la conduite de la manuvre tactique, pour les forces terrestres, incombe au commandant de la composante terrestre. La manuvre tactique terrestre vise à détruire, neutraliser ou contrôler les points décisifs adverses, en vue d'agir sur un ou plusieurs centres de gravité. La doctrine a ainsi introduit les notions de modes opératoires que sont la coercition sur les forces adverses et la maîtrise de la violence. La coercition sur les forces adverses et la maîtrise de la violence Globalement, une opération de coercition se déroule en quatre phases : Le second mode opératoire est celui de la maîtrise de la violence qui vise à limiter une crise, contenir un conflit ou arrêter la guerre. Son but est d'assurer ou de rétablir la sécurité dans un territoire troublé par des actions violentes et de créer les conditions d'un règlement pacifique de la crise. Pour y parvenir les forces armées rechercheront en priorité trois catégories d'actions : Comme pour une action de coercition, une opération de maîtrise de la violence peut se décrire selon un phasage analogue avec cependant un contraste moins marqué entre les phases. Les nouvelles fonctions opérationnelles
Ces fonctions opérationnelles peuvent se classer en trois catégories : Les fonctions opérationnelles d'engagement : Les fonctions opérationnelles d'environnement : Ensuite, les actions civilo-militaires regroupent toutes les actions entreprises par les forces engagées sur un théâtre pour prendre en compte l'interaction entre celles là et leur environ-nement civil afin de faciliter la réalisation des objectifs civils et militaires. Elles ont pour but d'offrir des solutions complémentaires aux actions purement militaires. Elles peuvent comprendre des actions humanitaires, en particulier médicales, et s'exercer en coopération avec les autorités civiles locales, les organisations internationales (ONU, UEO, ) et les organisations non gouvernementales présentes sur le théâtre. |
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