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LOWG

25e réunion du Land Operations Working Group (LOWG), Paris, 22-26 mai 2011
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Le LOWG, groupe de travail sur les opérations terrestres contribue à l’élaboration des documents OTAN de doctrine d’emploi des forces terrestres. Il a tenu sa réunion semestrielle à Paris du 23 au 26 mai 2011, à l’invitation du Centre de doctrine d’emploi des forces (CDEF) au nom de la France. Environ 80 participants d’une trentaine de pays s’étaient donné rendez-vous. Les réunions sont en effet ouvertes non seulement aux nations membres de l’OTAN mais aussi aux pays du Partenariat pour la Paix et aux contributeurs aux opérations conduites par l’OTAN.

Les réunions du LOWG permettent aux nations de décider, sous l’autorité du Comité Militaire, de l’orientation des travaux en matière de doctrine terrestre, d’assurer leur coordination et de faciliter la consultation entre experts. Pratiquement, il s’agit de lancer des études, de suivre la rédaction des documents jusqu’à leur achèvement en vue d’une approbation finale par les nations.

La participation pleine et entière de la France dans l’OTAN, annoncée par le chef de l’État français lors du sommet de Strasbourg-Kehl (3-4 avril 2009), a donné de nouvelles perspectives aux travaux de doctrine menés par l’armée de Terre.

L’engagement opérationnel de la France avec l’Alliance n’est pas nouveau. Mais, de la planification de notre engagement potentiel pendant la Guerre froide à nos contributions majeures aux opérations de réponse aux crises depuis les années 90, le besoin d’interopérabilité, c’est-à-dire « la capacité de plusieurs organismes et unités, à opérer ensemble grâce à la compatibilité [notamment] de leurs doctrines respectives » n’a cessé de croître. La décision de 2009 constitue une nouvelle étape dans la recherche d’une interopérabilité optimale. Au CDEF, cet objectif a logiquement entraîné un partage plus systématique avec les Alliés de nos expériences opérationnelles et de nos travaux de doctrine. Il indique un souci plus vif de la cohérence de notre doctrine nationale vis-à-vis de celle de l’OTAN, et suscite une action d’influence, démarche légitime pour une nation héritière d’une riche pensée militaire.

réunion plénière
© Cne Catalan, CDEF
Réunion plénière

Dans les travaux du LOWG, l’impératif de la recherche du meilleur niveau possible d’interopérabilité se fait toujours plus pressant à la fois en raison de l’élargissement des contributions aux opérations conduites par l’OTAN (plus de 40 pays participent à la FIAS) mais aussi de la réduction à venir de la structure permanente de commandement, qui conduira les Alliés à fournir davantage de moyens nationaux dans les opérations à venir.
Les documents de doctrine en cours de rédaction ou de révision sont évidemment liés à l’actualité opération-nelle. A Paris, les travaux ont essentiellement porté sur les opérations terrestres en général, la contre-insurrection et la contribution militaire à la stabilisation.

L’initiative d’accueillir le LOWG à Paris pour sa première session de 2011 illustre bien le souci permanent de la France, de prendre en compte les évolutions politico-stratégiques du cadre d’engagement de nos forces terrestres dans le but inchangé de les y amener dans les meilleures conditions.
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